"Faire briller la lumière de la foi dans le monde"

La mission des chrétiens dans la société est de donner de la «saveur» à la vie par la foi et par l’amour que le Christ nous a donnés.

Partager sur: Partager sur Twitter Partager sur Facebook Partager sur Google+

Paroles du Pape François à l'angélus du dimanche 5 février 2017.

Chers frères et sœurs, bonjour !

Au cours de ces dimanches la liturgie propose ce que l’on appelle « le Sermon sur la montagne », de l’Evangile de Matthieu. Après avoir présenté les Béatitudes dimanche dernier, aujourd’hui il met l’accent sur les paroles de Jésus décrivant la mission de ses disciples dans le monde (cf. Mt 5,13-16). Il utilise les métaphores du sel et de la lumière et ses paroles s’adressent aux disciples de toutes les époques, donc à nous aussi.

Jésus nous invite à être un reflet de sa lumière, à travers le témoignage des œuvres bonnes. Et il dit : «Ainsi, que votre lumière brille devant les hommes, afin qu’ils voient vos œuvres bonnes et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux» (Mt 5,16).

Ces paroles soulignent que nous sommes reconnus comme de véritables disciples de Celui qui est la Lumière du monde, non pas par nos paroles, mais par nos œuvres. En effet, c’est avant tout notre comportement – dans le bien ou dans le mal – qui laisse une marque dans les autres. Nous avons donc un devoir et une responsabilité du fait du don reçu : la lumière de la foi, qui est en nous par le Christ et par l’action du Saint-Esprit, nous ne devons pas la garder comme si elle était notre propriété. Au contraire, nous sommes appelés à la faire briller dans le monde, à la donner à d’autres grâce à nos œuvres bonnes. Et combien le monde a besoin de la lumière de l’Evangile qui transforme, guérit et garantit le salut à ceux qui l’acceptent! Cette lumière, nous devons l’apporter par nos œuvres bonnes. La lumière de notre foi, en se donnant, ne s’éteint pas, mais se renforce. Elle peut au contraire disparaître, si on ne la nourrit pas par l’amour et par les œuvres de charité.

Ainsi, l’image de la lumière rencontre celle du sel. La page évangélique nous dit en effet qu’en tant que disciples du Christ, nous sommes «le sel de la terre» (v. 13). Le sel est un élément qui, alors qu’il donne de la saveur, préserve les aliments de l’altération et de la corruption – à l’époque de Jésus, il n’y avait pas de réfrigérateur ! -. Par conséquent, la mission des chrétiens dans la société est de donner de la «saveur» à la vie par la foi et par l’amour que le Christ nous a donnés, et en même temps de se tenir éloignés les germes polluants de l’égoïsme, de l’envie, de la médisance et ainsi de suite. Ces germes abîment le tissu de nos communautés, qui doivent au contraire briller comme des lieux d’accueil, de solidarité, de réconciliation. Pour remplir cette mission, il faut que nous soyons nous-mêmes d’abord délivrés de la dégénérescence corruptrice des influences mondaine, opposées au Christ et à l’Evangile; et cette purification ne finit jamais, elle doit se faire continuellement, elle doit se faire tous les jours!

Chacun de nous est appelé à être lumière et sel dans son environnement quotidien, persévérant dans la tâche de régénérer la réalité humaine dans l’esprit de l’Evangile et dans la perspective du royaume de Dieu.

Que nous vienne en aide la protection de Marie, première disciple de Jésus, et modèle des croyants qui vivent leur vocation et leur mission chaque jour dans l’histoire. Que notre Mère nous aide à nous laisser toujours purifier et éclairer par le Seigneur, pour devenir à notre tour «sel de la terre» et «lumière du monde ».

Partager sur: Partager sur Twitter Partager sur Facebook Partager sur Google+