Rogations 2019

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Les bénédictions des propriétés agricoles, en présence de Mgr Jean-Marie Le Vert, évêque auxiliaire de Bordeaux, ont eu lieu sur les secteurs paroissiaux de Blaye et de Bourg les 27, 28 et 29 mai 2019.

HOMÉLIES de Mgr Jean-Marie LE VERT

27 MAI 2019

Frères et sœurs, nous voici réunis pour célébrer un temps particulier et important pour chacun d’entre nous : les Rogations. Ce terme étrange, qui vient du latin « rogatio », veut dire prière de demande. L’origine des Rogations a eu lieu en Gaule, près de Lyon, vers le milieu du V° siècle. L’Église de Vienne avait alors St Mamert pour évêque. Son nom peut vous dire quelque chose, puisqu’avec St Pancrace et St Servais, il est un des « trois saints de glace » du dicton météorologique, désignant cette période où peuvent survenir les dernières gelées, les plus dangereuses pour la végétation.

A l’époque de St Mamert, des calamités de tout genre étaient venues désoler la province de Vienne. Non seulement des calamités agricoles, mais aussi des tremblements de terre, des destructions, des incendies et des guerres… L’évêque, désirant relever le courage de son peuple, lui proposa trois jours de prières, de processions, de litanies et de jeûne. Sans s’en douter, l’évêque de Vienne avait jeté les fondements d’une institution que l’Église entière allait adopter. Car une fois le péril passé, la coutume persista et se répandit dans d’autres diocèses. St Césaire d’Arles, au commencement du VI° siècle, en parle comme d’une coutume déjà répandue. Et en 567, le concile de Tours décréta l’obligation du jeûne pendant les Rogations. En 816, le Pape Léon III l’adopte pour Rome et pour toute l’Eglise. On dit que, plus tard, Charlemagne suivait lui-même à pied cette procession. Elles ont existé jusqu'au siècle dernier, et furent un peu abandonnées sans doute à cause de l’industrialisation de nos pays occidentaux et du fait que le travail agricole n’a plus été peu à peu le travail de la majorité des gens. Il n’empêche que prier pour notre travail et le mettre sous le regard du Seigneur reste toujours pertinent. Et les Rogations ont de multiples significations.

Ce temps est d’abord un temps de fête. Elles demandent la bénédiction de Dieu. Quand Dieu bénit notre travail, cela signifie que Dieu dit du bien, qu’il veut le bien du travail que nous effectuons, et qu’il désire que nous nous en servions pour le bien. Cela signifie aussi que notre travail l’intéresse, qu’il n’y a pas de compartimentage dans notre existence, avec des choses qui seraient à vivre avec et pour Dieu, et d’autres qui ne le seraient pas. En fait, Dieu, comme un vrai Père, est présent à tout ce qui fait notre vie, y compris le travail. Ici, ce travail concerne tous les travaux de la terre : la vigne, la culture, l’élevage… Mais on pourrait l’étendre à tous nos travaux, tous nos métiers…

Et il est normal que notre travail intéresse Dieu. Pour s’en convaincre, il suffit de relire le récit de la Création dans le livre de la Genèse, le premier livre de la Bible. On y découvre que, dès le départ, l’homme est invité à faire fructifier la terre (cf. Gn 1, 28) : ce travail est bon et permet à l’homme de se réaliser, de grandir en humanité. Et on s’aperçoit que le travail n’est pas la conséquence du péché originel, comme certains le croient ; c’est sa pénibilité qui l’est, avec toutes les difficultés qui lui sont liées, y compris l’échec ou la destruction de ce qui est produit.

Une autre signification de notre demande de bénédiction est de reconnaître que tout bien, tout bienfait vient de Dieu. L’homme a souvent tendance à l’oublier, en ne se tournant vers Dieu que quand cela va mal. Pourtant Dieu nous donne sans cesse tant de choses, sans que nous nous en rendions compte… Tant de choses, qui nous paraissent normales, comme la vie, la santé, la nourriture, la joie, l’amour… sont en fait des cadeaux de Dieu. Les Rogations nous poussent à comprendre que Dieu intervient dans la vie de tous les jours, dans le déroulement de choses de ce monde. Elles nous invitent alors à le remercier pour ce que nous avons, à reconnaître tout cela vient de lui, à lui présenter les fruits de la terre et de notre travail pour qu’il les transforme en source de grâce. Elles nous invitent à rendre gloire à Dieu pour la beauté de notre monde et de la nature.

Les Rogations nous apprennent ainsi à nous déposséder, à nous rendre compte que nous ne sommes pas à l’origine du bien que nous faisons, ni des choses que nous possédons, ni des réussites qui nous arrivent. Dieu y est pour quelque chose ! Il en est le maître. Par ce temps de prière, nous remettons tout sous le regard de Dieu, nous prenons le temps de reconnaître qu’il est la source de tout bien. C’est d’ailleurs aussi la signification du dimanche et du repos qui va avec : ils sont là pour nous remettre devant Dieu, pour le remercier, pour reconnaître que c’est lui qui œuvre en nous et avec nous. Le temps du dimanche est un temps gratuit pris avec Dieu, pour ne pas oublier d’où vient tout ce que nous avons, et pour justement éviter de croire que tout viendrait de nos propres forces, de notre propre intelligence.

Cela permet de lutter contre la grande tentation de l’autosuffisance, la tentation de ne compter que sur nos assurances humaines ou nos progrès scientifiques. La nature nous rappelle régulièrement à l’ordre, en nous montrant, malgré parfois notre présomption, que nous ne sommes pas les maîtres de tout, que notre science n’a pas de réponse à tout !

Célébrer les Rogations, c’est donc reconnaître la juste place de l’homme dans la création : il n’en est pas le maître, mais le gérant. Et comme tel, il coopère avec Dieu dans l’œuvre de la création. Pendant cette messe, nous pouvons demander au Seigneur de faire de nous de bons gérants de la création, toujours soucieux de mieux connaître et de mieux respecter les lois de la nature pour que la vie humaine s’y déploie le mieux possible. Nous verrons d’ailleurs demain, dans la deuxième célébration de ce temps de fête, ce à quoi nous engage cette responsabilité de gérant de notre monde.

Mais aujourd'hui, entrons dans l’action de grâce pour tout ce que le Seigneur nous a déjà donné de bon et de beau. Demandons-lui un cœur ouvert et bienveillant, pour toujours mieux vivre notre relation à notre terre, à notre travail et à ceux qui nous entourent. Qu’il nous bénisse, nous qui sommes ici, mais aussi tous nos proches, tous ceux que nous rencontrons au cours de nos journées ; et qu’il bénisse les fruits de notre terre et de notre travail, comme nous allons le dire dans un instant en lui présentant le pain et le vin qui vont devenir son Corps et son Sang. Amen.

 

28 MAI 2019

Frères et sœurs, hier, nous avons vu l’origine des Rogations, qu’elles étaient une demande faite à Dieu pur qu’il bénisse notre travail, qu’il s’y intéresse. Nous avons vu également que leur célébration a pour but de reconnaître que tout bienfait vient de Dieu, que nous dépendons de lui, et que cela nous poussait aussi à reconnaître la juste place de l’homme dans la création : il n’en est pas le maître, mais le gérant ; il coopère avec Dieu dans l’œuvre de la création. Ce soir, nous allons réfléchir sur ce à quoi nous engage cette responsabilité de gérant de notre monde.

Depuis des millénaires, l’homme s’est efforcé de faire fructifier notre terre. Il en a tiré des choses merveilleuses, et par son travail il l’a aussi améliorée : il lui a permis de donner des choses qui n’auraient jamais existé sans le travail, l’intelligence et l’imagination de l’homme. Il a souvent su en tirer le meilleur. Et de cela, il faut aussi remercier le Seigneur et s’en servir pour mieux découvrir à quel point notre monde est beau.

Mais nous savons également combien l’équilibre de notre nature est fragile. Nous savons que l’homme est capable de défigurer et déstructurer la création. C’est pourquoi les Rogations sont aussi célébrées pour demander pardon à Dieu pour nos péchés contre le monde magnifique qu’il nous a donné. Et il ne s’agit pas simplement de « sauver la planète », suivant un slogan à la mode qui peut être très mal interprété et même détourné pour engendrer encore plus d’injustice ! Il s’agit aussi de préserver l’homme qui y habite ! On peut réellement respecter la nature sans respecter l’homme à qui elle a été donnée. Et tant de choses aujourd'hui vont contre la dignité de l’être humain ! C’est ce que dit le Pape François dans son Encyclique « Laudato Si », quand il nous invite à réfléchir sur la gestion de notre « maison commune ». Il parle « d’écologie intégrale », c’est-à-dire une écologie qui respecte la nature et l’homme, et qui respecte la nature parce qu’elle respecte l’homme. A quoi servirait en effet une écologie déconnectée de l’homme ? A quoi servirait une écologie qui asservirait l’homme, ou qui ne reconnaisse pas la loi naturelle qui le régit ? A quoi servirait-il de sauver la nature physique qui nous entoure, sans sauver la nature humaine elle-même, par exemple en continuant de pérenniser des modèles économiques qui épuisent les ressources de la planète, qui nous stressent et menacent, voire détruisent les plus vulnérables d’entre nous ? Ou bien si cette sauvegarde ne servait pas aussi au développement spirituel de l’homme, ou ne nous faisait pas prendre conscience que nous avons aussi à sauvegarder les plus faibles, les plus handicapés, les plus abîmés de nos sociétés ?

Aujourd'hui en célébrant les Rogations, nous implorons la bénédiction de Dieu sur tous ceux qui sont les victimes d’une exploitation mauvaise et inhumaine de notre monde. Nous prions pour le monde agricole confronté à la concurrence d’une mondialisation sans règles qui favorise le profit de certains, au détriment des plus petits. Nous prions aussi pour tous qui ne mangent pas à leur faim, tous ceux qui sont privés des produits de la terre, tous ceux qui sont privés de leur terre... Nous prions pour tous ceux qui vivent difficilement de leur profession ou qui n’en vivent qu’avec le soutien d’aides aléatoires et humiliantes ; pour tous ceux qui ne sont plus que des variables d’ajustement dans des systèmes économique et politiques où l’argent a pris le pas sur l’homme…

Bien sûr, les rogations demandent aussi la protection du Seigneur contre ce qui peut nuire à notre travail et qui nous dépasse. En particulier, nous demandons à Dieu un climat favorable, une protection contre les calamités, les intempéries et les catastrophes naturelles qui peuvent nuire aux fruits de la terre.

Mais nous devons être attentifs à ne pas tomber dans deux déviations de cette demande de protection : d’abord de croire que Dieu serait à l’origine du mal et de toutes ces catastrophes, et qu’il nous faudrait lui demander de ne pas nous l’infliger ; et l’autre de penser que cette prière est magique et que nous allons alors forcément ne plus connaître de problème. Le mal et la souffrance sont de vrais mystères, et leurs causes sont multiples. Je n’ai pas de réponse directe et d’explication à tout le mal qui peut nous arriver, et qui est parfois terrible. Et il est légitime d’en être scandalisé. Car le mal est justement ce qui contraire à notre humanité, c’est ce qui nous rend moins humain, moins heureux. Mais je sais que Dieu nous évite beaucoup de problèmes et qu’il nous protège sans cesse, sans que nous en rendions compte.

Et parfois, il n’exauce pas notre prière comme nous le voudrions, car il ne veut pas que nous voyons en lui une super assistante sociale, un grand magicien ou un distributeur automatique. Il est un Père ; et un père sait qu’il ne doit pas toujours satisfaire tous les désirs de ses enfants, au risque sinon que ceux-ci ne s’intéressent à lui que pour ce qu’il peut donner et non pas pour ce qu’il est. D'autres fois, il nous fait patienter parce qu’il veut que notre foi grandisse, que nous découvrions vraiment qui il est, que nous allions à lui pour lui-même, et pas seulement pour ce qu’il pourrait nous apporter… pour que nous nous rendions compte que Dieu est plus beau et plus grand que ses dons, et qu’il nous aime vraiment.

Demain, nous continuerons notre méditation, en élargissant cette notion de protection. Car Dieu ne protège pas seulement notre terre et notre travail. Sa plus grande protection s’exerce vis-à-vis de nous, de ce que nous sommes en profondeur.

Demandons ce soir au Seigneur qu’il nous accorde de vraiment le connaître, d’avoir avec lui une relation ajustée, de voir en lui un Père qui nous invite à respecter à la fois notre terre et tout homme qui y habite. N’ayons pas peur de lui parler de notre vie, des joies et des peines qui font l’épaisseur de nos existences. Car lui seul peut nous les faire regarder sans crainte et nous en donner le sens véritable. Amen.

 

29 MAI 2019

Frères et sœurs, hier, nous avons médité sur notre prière pour une écologie intégrale, qui sauvegarde l’homme et la nature. Nous avions aussi commencé d’évoquer la protection que Dieu peut nous offrir, mais en évitant de penser qu’il serait à l’origine du mal et en évitant de voir en lui un grand magicien. Et je vous avais promis que ce soir, nous allions élargir notre regard sur la protection de Dieu.

En fait, il nous fait bien nous rendre compte que la principale protection que Dieu nous donne une protection intérieure est intérieure : éviter que le mal que nous subissons entre trop profondément en nous, et nous pousse à nous décourager, à perdre la foi, à rejeter Dieu et les autres. C’est pourquoi un autre but de cette prière des Rogations est de nous donner la force pour supporter les difficultés : celles que nous subissons déjà, et celles que nous pourrions subir un jour. Ces difficultés peuvent venir du climat, mais elles peuvent aussi venir des autres ou de nous-mêmes. Nous savons bien d’ailleurs que le mal que nous pouvons nous faire mutuellement est le plus profond, celui qui peut le plus nous détruire. Et Dieu nous propose un moyen extraordinaire, mais très difficile, pour éviter cette destruction : c’est le pardon.

Car la seule attitude valable face à la violence et au mal, c'est le pardon. Le premier réflexe, instinctif, de celui qui est offensé, c'est de rendre coup pour coup. La loi du Christ est autre : elle est basée sur l’amour, qui s’exprime entre autres par le pardon. Et il va être le premier à la mettre en application. Du haut de sa croix, il ne s'est pas vengé, alors qu'il le pouvait. Il a aimé ses bourreaux en priant : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font ». Et c’est pour nous qu’il priait ! Cette attitude de pardon doit être bien importante et bien caractéristique de la foi chrétienne pour que Jésus l'ait incluse dans la seule prière qu'il nous ait apprise : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ».

Pourquoi le pardon est-il tellement primordial, au point que Jésus nous est demandé de pardonner même à nos ennemis ? J’ai compris un jour la portée de ce commandement du Christ sur le pardon, alors que j’étais aumônier des étudiants. Un soir où nous faisions une soirée sur le pardon, il y avait présent un jeune Rwandais. Et comme je lui demandais son avis sur le fait de pardonner, comme à tous les autres étudiants, il m’a répondu : « Moi, Père, j’ai vu mon père et mon frère être décapités sous mes yeux ; j’ai vécu ensuite un mois caché dans la forêt, en mangeant des racines et des feuilles ; aujourd'hui, je ne sais pas si ma mère et les reste de ma famille sont vivants… ». Et il a ajouté cette phrase extraordinaire qui m’a vraiment ouvert les yeux : « Et j’ai dû pardonner pour ne pas devenir fou ! ». J’ai compris alors que, quand Dieu nous demande de pardonner à celui qui nous a fait du mal, ce n’est pas d’abord pour l’autre, mais pour nous-mêmes : c’est la seule manière de ne pas laisser ce mal dont nous sommes blessés entrer complètement dans notre cœur ; c’est la seule manière d’en être libéré. Je me suis rappelé que, quand Dieu nous commande quelque chose, c’est toujours pour notre bien… Le premier bénéficiaire du pardon, ce n’est pas le pardonné, mais celui qui pardonne.

Nous savons combien cela est difficile… Pardonner, en fait, c’est une attitude divine. C’est impossible à l’homme. Le vrai pardon est au-delà de nos forces humaines, et c’est pour cela que nous demandons d’en être capables dans la prière, spécialement dans le Notre Père. Ce que nous disons dans le Notre Père n’est pas un constat, mais une prière, une demande. Les pardons que nous donnons témoignent dans le monde que l'amour, que le bien est plus fort que le mal.

Et puis, il y a un autre antidote contre le mal qui nous atteint : c’est l’attention, le soutien et le partage que nous pouvons porter à ceux qui souffrent. Et nous touchons là un point très important des Rogations. Demander à Dieu de nous bénir et bénir notre travail, lui demander de nous soutenir dans nos efforts et de nous accorder de bonnes récoltes ne peut se faire que si nous sommes prêts nous-mêmes à entrer dans le même esprit de bienveillance, dans le soutien des autres et dans le partage, en particulier avec ceux qui peuvent connaître des difficultés ou qui ont été victimes de catastrophes. Il faut qu’il y ait une cohérence entre notre prière et nos actes. On ne peut demander à Dieu ses bienfaits, et ensuite se les accaparer ; on ne peut demander à Dieu qu’il nous fasse bénéficier gratuitement de ses dons, et ensuite ne pas entrer soi-même dans une certaine gratuité. Car si Dieu nous accorde des richesses, quel que soit leur type, financières, intellectuelles, spirituelles, affectives, qualitatives…, c’est toujours pour les mettre au service des autres et les en faire profiter. Les Rogations, parce qu’elles demandent au Seigneur de bénir et de protéger notre travail et ses fruits, parce qu’elles lui demandent de nous accorder la réussite dans ce que nous entreprenons, les Rogations sont aussi là pour augmenter en nous l’esprit de charité et de partage, d’attention aux autres. Nous avons besoin de la grâce de Dieu pour cela, car nous savons bien que notre tendance naturelle est plutôt l’égoïsme, l’excès de prudence et l’accumulation des biens.

En fait, nous touchons là un des points essentiels de l’existence chrétienne : l’amour mutuel, la fraternité. C’est-à-dire aimer l’autre tel qu’il est, simplement parce qu’il est là, parce que le Seigneur me l’a donné comme compagnon de route, sans que je l’ai choisi. C’est entrer dans la bienveillance, en luttant contre l’égoïsme qui provoque compétitions, prises de pouvoir, défiances et jalousies. Il nous faut nous rappeler sans cesse la parole du Christ : « A ceci tous vous reconnaîtront pour mes disciples, à l’amour que vous aurez les uns pour les autres » (Jn 13, 35). Le Pape François parle de « tristesse individualiste » que connaît celui qui « se ferme sur ses propres intérêts », qui n’accorde plus de place aux autres.

Frères et sœurs, à la fin de ces Rogations, demandons au Seigneur qu’il empêche le mal de pénétrer trop loin dans notre cœur, qu’il ne le laisse pas nous détruire intérieurement. Demandons-lui la force dans l’épreuve, et le courage du pardon, pour éviter de nous endurcir. Demandons-lui la capacité d’être attentif à ceux qui nous entourent, en sachant partager leurs joies et leurs souffrances. Demandons-lui d’être capables d’entrer dans un véritable amour mutuel. Alors, soyons-en sûrs, la bénédiction de Dieu nous sera vraiment donnée. Et avec elle, nous recevrons la paix et la joie profondes que lui seul peut donner. Amen.

 

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