billet whatsapp de la semaine  18/10 au  24/10 2021

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Les billets du jour de la semaine du 18 octobre 2021

Billet du jour : Christine le 19 octobre

Témoignage d'Ingrid Brouillat, membre du Conseil Pastoral des Jalles
     Mardi 5 octobre, jour de la révélation publique du rapport de la Ciase sur les abus sexuels dans l’Église. Jour d’effroi devant l’ampleur des crimes commis. Jour de colère jusqu’à la nausée : comment ces mêmes hommes, par les mains desquels la grâce de Dieu est donnée aux enfants le jour de leur baptême, leur offrant ainsi la vie du Christ et l’Alliance promise depuis leur premier souffle, peuvent-ils aussi avoir ce désir de les abîmer dans une chute sans fin, briser leur corps et leur esprit ?
     C’est incompréhensible et insoutenable. Aucun de mes sens ne peut appréhender cela. La mort a donc un visage et pour tous ces enfants abusés, c’est celui d’un prêtre, d’un diacre, d’un religieux, d’un responsable d’aumônerie ou de camp scout…
     Puis très vite, surgit le sentiment de honte : nous sommes tous responsables. Je suis responsable parce que depuis mon baptême, je « participe à la dignité du Christ prêtre, prophète et roi ». Je suis un des visages de cette Église montrée aujourd’hui comme coupable. Je suis un membre de son corps, sans doute moins visible que les évêques, les prêtres et les cardinaux, mais je suis là, à côté de toi sur le banc dans l’église le dimanche, à côté de toi dans la prière, car toi aussi tu es membre de ce corps, rayonnant de l’amour du Seigneur et le rendant visible par tes actions. Et comme moi, tu souffres de ces révélations et de l’opprobre jetée sur l’Église car tu n’as commis aucun acte répréhensible et tu n’as pas caché des choses que tu ignorais.
      Je suis aussi blessée. Les atrocités que ces enfants ont subies touchent par résonance mon corps, puisqu’eux comme moi, vivons de la même vie du Christ, puisqu’ils sont mes frères, mes sœurs, comme toi, par le baptême.
     Je regarde Joseph, figure paternelle par excellence, que nous fêtons depuis presque un an.
     Quelle extraordinaire coïncidence que ces événements soient concomitants ! Que dans cette année Saint Joseph où nous sommes amenés à redécouvrir sa force, son humilité, lui si discret, nous soyons frappés au visage par tous ceux qui se sont détournés de leur rôle de protecteur, de témoin, de père, pour devenir des rapaces fondant sur leur proie, dévorant ainsi ceux qu’ils étaient censés accompagner.
     Je regarde Marie et j’embrasse sa douleur de mère devant l’enfance brisée.
     Je suis l’Église, avec toi, et aujourd’hui plus que jamais, je mesure ce que cela veut dire : porter avec toi ce bien lourd fardeau car il ne peut reposer seulement sur les épaules des hommes consacrés, innocents comme nous de ces crimes ; retrousser les manches pour aider le Christ à œuvrer dans ce monde et donner chair à son amour ; accompagner la mission des clercs, avec lesquels nous partageons ce même sacerdoce baptismal, dans l’annonce de la foi et la mise en œuvre des projets de notre Église locale.
     Je suis l’Église, avec toi, et je savais en revenant vers elle à l’âge adulte, qu’elle n’était pas parfaite. L’aurait-elle été, comment aurais-je pu y trouver ma place ? Comment aurais-je pu m’y investir ? Je l’ai rejointe et embrassée car, tout comme moi, tout comme toi, elle est appelée à la Sainteté. Elle est en route, mais elle ne peut faire ce chemin seule. Elle a besoin de notre engagement à chacun pour collaborer en frères avec nos prêtres, diacres et responsables religieux et former un peuple de Dieu uni.
     Je suis l’Église et, avec toi, je vais prier pour qu’ensemble nous trouvions la force de relever la tête, de consoler ceux qui souffrent, d’aimer plus fort encore ce qui nous est donné, de ne laisser personne seul sur le chemin.
« Dans nos obscurités, allume le feu qui ne s’éteint jamais !
Ingrid Brouillat

Billet du jour : Brigitte le 22 octobre

SEMAINE MISSIONNAIRE DU 17 AU 24 OCTOBRE 2021
Dieu notre Père,
Tu as donné à Pierre et aux autres apôtres le courage de témoigner de ton Fils, mort et ressuscité pour révéler ton Amour.
ils ne pouvaient pas taire ce qu'ils avaient vu et entendu.
Nous te prions d'envoyer de nombreux missionnaires, afin que Jésus-Christ soit connu, aimé et servi dans le monde entier.
Répands sur nous ton Esprit, qu'il fasse de nous des témoins de ta Parole, joyeux et audacieux.
Amen
"Prières des œuvres pontificales missionnaires"

Billet du jour : Anne le 23 octobre

Bonjour,
Dans l’Évangile de ce jour (Luc 13,1-9), « on mit Jésus au courant d’un massacre de Galiléens. Pilate avait fait couler leur sang là où ils sacrifiaient leurs victimes.» Les gens semblent demander à Jésus : qu’ont-ils donc fait pour mériter un tel sort ? Jésus répond en relatant un autre événement : « et les dix-huit personnes de Siloé sur qui la tour est tombée et qui ont été tuées, étaient-elles plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? » Notre actualité, chaque jour, nous déverse également son lot de morts violentes, crimes abjects, victimes innocentes. Nous aussi sommes tentés de demander pourquoi ? Jésus nous pousse à nous débarrasser de cette culpabilité qui nous enferme dans une attitude de mort. Par deux fois , Jésus nous parle: « mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous pareillement ! » Nous ne pouvons pas agir sur tous ces événements malheureux; chercher un coupable, se lamenter, crier à l’injustice, tout cela ne sert qu’à nous éviter nous-mêmes. Le seul endroit où nous pouvons agir est en nous , en aménageant un espace à Dieu pour qu’Il convertisse nos cœurs . La parabole du figuier éclaire cette parole: un homme venu chercher du fruit sur son figuier n’en trouve aucun, et ce depuis trois ans. Il demande alors à celui qui soigne sa vigne de le couper. Mais le jardinier répond : « Laisse-le encore cette année, je piocherai tout autour et je mettrai du fumier. Peut-être après cela, il donnera du fruit(…) » . Face à l’infertilité de ce figuier, deux attitudes sont possibles, soit on abandonne tout espoir de le voir fructifier, on le coupe et il meurt, soit on prend patience et on l’entoure des meilleurs soins dans l’espoir qu’il redonne des fruits. Comme ce jardinier devant les blessures et les souffrances de notre monde, Jésus nous appelle à ne pas baisser les bras pour ne pas participer à cette œuvre de mort. Au contraire, Il nous invite aujourd’hui et maintenant à prendre la seule voie possible : celle d’entrer par la prière en dialogue avec Lui et se laisser guider par Lui . Plus que jamais, notre église a besoin que nous nous rassemblions pour porter un message d’espérance. L’Église ne devrait-elle pas être un havre de paix, où chacun se sente accueilli par un « qui que tu sois, entre; il est bon que tu existes! »Viens Esprit Saint , viens transformer mon cœur, guide-moi sur le bon chemin, celui qui inclut chaque être humain et prend soin de ses frères et sœurs. Bonne journée avec notre Seigneur, Lui seul est « le chemin, la vérité et la vie ( Jn 14,6) »!

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