Laudato si attitude !

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Edito du dimanche 24 mars 2019.

Depuis mercredi ça y est, nous sommes entrés dans le printemps ! Les premiers signes du réveil de la nature sont là : les forsythias ou pommiers du japon arborent fièrement leurs fleurs précoces, les abeilles solitaires réapparaissent, les vignes offrent leurs premiers bourgeons, les plantes à bulbes– muscaris, les jonquilles suivies par les tulipes – pointent le bout de leurs fleurs et font renaître les couleurs vives après les teintes monochromes de l’hiver, les oiseaux se manifestent par leurs chants, les jours rallongent et la chaleur pénètre lentement la terre. Le printemps est au cycle annuel ce qu’est le matin à notre journée. Après la phase d’inspiration automnale, il est la phase d’expiration avec le soleil montant. Nous entrons dans une phase active. Le jardinier sent la vie fourmiller en lui, tout son corps le démange d’aller « gratter sa terre », après la phase de repos hivernal, et c’est bien la saison où il intervient le plus sur son petit lopin de terre. Ce renouveau est pour nous chrétiens source d’émerveillement face au Vivant, afin que nous puissions habiller nos cœurs de beauté. Car le voilà, le Vivant va bientôt se manifester à nous dans la puissance de sa résurrection ! 

Ce printemps vient également poindre son jour en plein milieu de notre Carême, là encore comme un signe de Dieu donné aux hommes. Toutefois, il est étonnant que l’évangile de ce jour nous parle de l’épisode du figuier qui, bien que planté au milieu de la vigne florissante, ne donne pas de fruit. Figuier et vigne sont des images bibliques : du figuier ou de la vigne, c'est-à-dire de son peuple (la nation d’Israël), Dieu attend le bon fruit. Les Juifs l’estimaient comme une des plus riches productions de leur culture. Et la tentation du propriétaire, puisque le fruit ne vient pas, serait de le retrancher et le remplacer par un autre arbre qui produirait lui de bon fruit.

Mais le Carême est aussi le temps de la patience de Dieu et sa miséricorde pour chacun d’entre nous.  Un temps de sursis, une période de grâce pour que nous ne restions pas infertiles ou improductifs mais que nous manifestions en nous les fruits de la conversion. Laissons donc jaillir en nous tous les germes de vie de ce printemps divin que seul Dieu peut nous offrir. Une laudato si attitude !

Votre curé, abbé Jean-Laurent MARTIN

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