édito du 8 mai 2022

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Hebdomadier des secteurs Pastoraux de Blaye et de Bourg

Pendant le temps pascal, nous contemplons combien Dieu, riche en miséricorde, est celui que Jésus-Christ nous a révélé comme Père : « Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, alors que nous étions morts par suite de nos fautes, nous a fait revivre avec le Christ ».

 

« Nouvel Adam, le Christ manifeste pleinement l’homme à lui–même et lui découvre la sublimité de sa vocation » : Gaudium Spes no22 il le fait précisément « dans la révélation même du mystère du Père et de son amour ». Ces paroles attestent très clairement que la manifestation de l’homme dans la pleine dignité de sa nature, ne peut avoir lieu sans la référence non seulement conceptuelle mais pleinement existentielle à Dieu.

L’homme et sa vocation suprême se dévoilent dans le Christ par la révélation du Père et de son amour. C’est pour cela qu’il convient maintenant de nous tourner vers ce mystère : les multiples expériences de l’Église et de l’homme contemporain nous y invitent, tout comme l’’exigent les aspirations de tant de cœurs humains, leurs souffrances et leurs espérances, leurs angoisses et leurs attentes. S’il est vrai que l’homme est en un certain sens la route de l’Église comme je l’ai dit dans l’encyclique Redemptor Hominis, en même temps l’Évangile et toute la Tradition nous indiquent constamment que nous devons parcourir cette route, avec tout homme, telle que le Christ l’a tracée en révélant en lui-même le Père et son amour.

 

En Jésus Christ, marcher vers l’homme de la manière assigné une fois pour toutes à l’Église dans le cours changeant des temps, est en même temps s’avancer vers le Père et vers son amour. Le concile Vatican II a confirmé cette vérité pour notre temps. Plus la mission de l’Église est centrée sur l’homme, plus elle est, pour ainsi dire, anthropocentrique, plus aussi elle doit s’affirmer et se réaliser de manière théocentrique, c’est à dire s’orienter en Jésus- Christ vers le Père. Tandis que les divers courants de pensée, anciens et contemporains, étaient et continuent à être enclins à séparer et à opposer théocentrique et anthropocentrique, l’Église au contraire, à la suite du Christ, cherche à assurer leur conjonction organique et profonde dans l’histoire de l’homme. C’est là un des principes fondamentaux, et peut-être même le plus important, de l’enseignement du dernier concile.      

                                                                                                                    Père Jonas NAWANOU

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