édito du 20 mars 2022

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Hebdomadier des secteurs Pastoraux de Blaye et de Bourg

En novembre 2021, après la publication du rapport de la CIASE, les évêques réunis en Assemblée plénière ont voté une série de résolutions, dont la 8* répond à l’invitation du pape François à vivre une journée de prière pour les victimes de violences et agressions sexuelles et d'abus de pouvoir et de conscience au sein de l'Église. Si la date pour cette journée mémorielle a été envisagée d'être vécue le 3° vendredi de Carême, cette année, cette date tombant le 25 mars et donc le jour de l'Annonciation du Seigneur, les évêques ont donc pris la décision de l'avancer, pour cette année 2022, à ce dimanche 20 mars.

Pourquoi une journée mémorielle durant le temps du Carême ? Ce 3e dimanche s'inscrit dans l’appel à la conversion qui irrigue la marche vers Pâques. Par ailleurs, avec les catéchumènes qui vivront leur 1er scrutin qui les oriente à regarder au fond d'eux- mêmes ce qui les retient dans leur recherche d'une vie nouvelle par le baptême, nous ferons donc mémoire pour les personnes victimes d'abus et entendrons l'appel à la lucidité devant notre péché personnel et collectif et accueillir la grâce de devenir témoin pour cette vie nouvelle.

Si, depuis quelques années, un grand nombre d'institutions qui exercent une responsabilité éducative découvrent les ravages lies aux actes à caractère pédophile de certains de leurs membres. L'Église de France n'est pas épargnée par cette réalité dont elle découvre la complexité et les conséquences destructrices sur les enfants victimes. Ainsi, la Conférence des évêques de France veut réaffirmer son engagement à lutter contre la pédophilie et sa volonté de contribuer à offrir à tout enfant et à tout jeune la possibilité de grandir en confiance.

Le diocèse de Bordeaux, à la suite de la création du fonds SELAM (CEF), a effectué un premier versement de 100.000 €, dont 36.000 € sur des legs reçus de prêtres abuseurs. Et il en sera de même en cas d'abondement supplémentaire. De son côté. Mgr. James a pris contact avec les Procureurs pour la signature d'un protocole entre le diocèse et les Parquets de Bordeaux et Libourne. L'équipe de veille du diocèse poursuit son travail d'accueil et d'écoute des personnes victimes et envisage d'augmenter le nombre de ses membres. Enfin, un lieu mémoriel devrait bientôt voir le jour à Bordeaux.

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