la pma et l'église

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Edito du dimanche 16 août la PMA et l'Eglise

Il y a quelques jours, et en plein milieu de la nuit, une poignée (60 pour et 37 contre sur les 577 députes) de parlementaires ont voté en deuxième lecture un certain nombre de lois relatives à la bioéthique. Cette législation n’est pas nouvelle. Elle s’appuie sur un droit que les derniers gouvernements se sont donnés d’une mise à jour possible à faire au moins une fois tous les sept ans. En 32 articles, elles déclinent un  nombre de mesures strictement médicales, qui touchent à la recherche sur l'embryon ou aux tests génétiques. Elles abordent aussi plusieurs sujets complexes comme l'autoconservation des ovocytes ou la recherche sur les cellules-souches embryonnaires.

Mais dans le débat public, la PMA (procréation médicalement assistée), mesure plus sociétale que médicale, éclipse toutes les autres. Son élargissement, auquel s'était engagé le président Macron durant sa campagne, est réclamé depuis des années par les associations militant pour les droits des homosexuels. C’est pourquoi les nouvelles dispositions de lois élargissent notamment la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules et confère de nouveaux droits pour les enfants nés d'une PMA (connaître l’origine biologique du donneur sous certaines conditions). En votant cela, les parlementaires acceptent qu’en levant le critère d’infertilité, vont se créer délibérément, au plan de la filiation, des enfants orphelins de père. En outre, au nom d’un principe d’égalité, il est à craindre que ce projet de loi entraîne logiquement la légalisation de la Gestation pour autrui (GPA) pour les couples d’hommes.

Pour l’Église Catholique, l’écologie intégrale inclut le respect de la vie de sa conception jusqu’à sa fin naturelle. Depuis plusieurs jours, un certain nombre d’évêques se font l’écho de ces décisions législatives venant à l’encontre des principes liés au respect de la vie. Aussi, si un désir d’enfant est naturel à toute personne humaine, il ne peut se décliner par ‘un droit à l’enfant’ sous n’importe quelles conditions. L’Eglise veut contribuer aux droits de tout enfant, à commencer par un statut à l’embryon humain non séparé de ses origines père et mère. Pour une réflexion éthique sur le fond, je vous invite à prendre le temps de vous informer avec un texte signé par tous les évêques de France, La dignité de la procréation (https://eglise.catholique.fr/wp-content/uploads/sites/2/2018/09/180920-complete-BAT-imprimeurDeclaration-des-eveques-sur-AMP.pdf). Chaque catholique doit d’abord former sa conscience sur ces sujets de société, par une étude personnelle, et non se laisser manipuler par une campagne médiatique. Puisse cet édito y contribuer. Ensuite chacun est libre de choisir son moyen d’action politique. Interpeller nos députés et nos sénateurs est aussi une façon d’entretenir le dialogue tout en manifestant nos inquiétudes

votre curé, père Jean-Laurent Martin

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